Après notre tour d’Europe des collectes, nous partons en Afrique noire voir comment se passe le don de sang. Pour cela, allons voir au Burkina Faso, l’un des 10 pays les plus pauvres au monde mais aussi l’un des plus dynamiques avec 16,5 millions d’habitants jeunes dont 90% de paysans.

Donneur type

Au Burkina Faso, le donneur type est un homme jeune de 20 à 30 ans.

Les valeurs éthiques

Comme en France, le don de sang est basé sur le volontariat et la gratuité.

La transfusion sanguine

De gros progrès en matière de transfusion sanguine ont été accomplis ces dernières années.

Avant 1999

Il y avait de multiples banques de sang et laboratoires dans les hôpitaux qui assuraient le système de transfusion.

On travaillait beaucoup dans l’urgence et avec des dons familiaux. Ce n’était pas pratique tant au niveau des infrastructures et des équipements qu’au niveau de la couverture des besoins ou de la qualité des soins (certaines maladies n’étaient pas dépistées).

Maintenant

A partir de 1999, et pour suivre les recommandations de l’OMS, une politique nationale de transfusion a été mise en place avec la création du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) en 2000, opérateur unique.

Dépendant du CNTS, il y a 4 centres régionaux où le sang est systématiquement analysé. Grâce à divers soutiens financiers, le pays a pu optimiser le CNTS en formant des spécialistes de la transfusion sanguine.

Résultats :

2/3 de l’activité transfusionnelle dépend du CNTS.

Une meilleure couverture des besoins avec une augmentation du nombre de dons mais irrégularité des dons.

Il n’y a quasiment plus de dons familiaux.

Interdiction de vendre son sang et  émergence de la notion de don de sang bénévole même s’il reste du travail auprès des réticents et des indifférents.

Les besoins

180 000 poches de sang sont nécessaires au pays mais les besoins sont loin d’être atteints.

 En 2018, 73 172 donneurs ont été enregistrés au Burkina Faso, dont 19 846 femmes. Parmi eux, 30% sont réguliers contre 70% de donneurs occasionnels.

La capitale, Ouagadougou, qui est aussi la plus grande ville du Burkina Faso avec près de 3 millions d’habitants, a besoin, à elle seule, de 150 à 200 poches de sang par jour.

Quand  le CNTS n’a plus de solutions, il pratique le don de remplacement c’est-à-dire qu’ils demandent aux parents du malade de le faire.

Organisation

Une fédération des associations de donneurs de sang bénévoles depuis le 9 mai 2019.

Elle regroupe les 23 associations œuvrant pour l’adhésion des populations au don de sang bénévole dans les 13 régions du Burkina Faso.